Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Nouvelles du 20/06/2018

Persécutée dans un des pays de la Coupe du monde de foot


L’événement planétaire de la Coupe du monde de football ne doit pas nous faire oublier que, parmi les 32 nations engagées, 7 figurent dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens. L’un de ces pays est l’Arabie Saoudite, où vit Nawal.
La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer


En Arabie Saoudite les chrétiens d'origine musulmane sont condamnés au silence
Vous souvenez-vous de Nawal*, cette chrétienne saoudienne de l’ombre dont nous avions parlé dans un précédent «fil rouge» ? Vous aviez été nombreux à être touchés par son histoire et beaucoup d’entre vous ont prié pour sa situation. Il est très difficile pour nos collaborateurs d’entrer en contact avec les rares chrétiens connus en Arabie Saoudite, surtout lorsqu’il s’agit d’une femme. C’est donc un privilège d’avoir pu communiquer avec Nawal, en prenant de multiples précautions pour préserver sa sécurité.


Elle demande la prière en secret pour son bébé
Nawal (30 ans) est mariée à un musulman qui ignore tout de sa foi chrétienne. Récemment, elle a donné naissance à un petit garçon, son deuxième enfant. Il y a eu des complications et l’enfant a eu besoin de soins médicaux. Mais dans cette période de soucis, Nawal a mis sa foi en action. En secret, elle a fait appel à quelques chrétiens de confiance et leur a demandé de prier pour sa famille. Depuis, la santé du bébé s’est améliorée.


Pas le droit à l'erreur au risque d'être condamnée
Il faut bien du courage à Nawal pour vivre sa foi, seule et totalement isolée, sans aucune véritable communion fraternelle. Une frustration que viennent cependant adoucir les messages échangés sur son portable grâce à une application et un numéro neutre. Mais Nawal doit systématiquement effacer chaque conversation. Ainsi, le monde de Nawal est extrêmement réduit, conditionné par mille précautions.
Son entourage pense toujours qu’elle est musulmane : en Arabie Saoudite, où quitter l’islam peut mener à la peine capitale, Nawal n’a pas droit à l’erreur. Elle ne peut pas exprimer sa foi personnelle, même à ses proches, sous peine d’être découverte en tant que chrétienne. Sans accès à un enseignement biblique ni à d’autres chrétiens en mesure de lui apporter une formation de disciple, Nawal a une foi qui reste très vulnérable. Dans ces conditions, elle a appris à dépendre entièrement de Dieu et demande régulièrement à ce que l’on prie pour elle et pour sa famille. Son seul lien avec le monde extérieur et sa seule source d’encouragement, ce sont vos prières.


*Pseudonyme
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la persévérance de Nawal dans sa foi
Prions pour que Dieu la fortifie et protège ainsi que ses enfants
Prions afin que Dieu parle directement au cœur de son mari

 

Nouvelles du 13/06/2018

Burkina-Faso : libération d’un pasteur enlevé avec sa famille


Le pasteur Pierre Boena et sa famille, enlevés le dimanche 3 juin dans la région de Soum, au nord-est du Burkina Faso, ont été libérés quatre jours plus tard sur le territoire malien.
La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer
Le pasteur Pierre Boena
Dans le village de Bilhore, c’est le soulagement. Le 7 juin, des sources locales ont déclaré à Radio Oméga que Pierre Boena, son fils David, sa belle-fille Ami Sawadogo et ses deux petites-filles venaient d’être libérés. La raison de leur libération n'est pas connue, et on ne sait pas non plus si une rançon a été payée.
Une série d’enlèvements


Pierre Boena, pasteur de l’Assemblée de Dieu à Bilhore, près de la frontière malienne, avait été enlevé dans la soirée du dimanche 3 juin alors qu’il se trouvait en famille à son domicile. Le 20 mai, un responsable de l’église d’Arbinda (à 40 km de Bilhore) a été également kidnappé avec son épouse qui tentait de résister à l’attaque. On n’est sans nouvelles du couple.


Toujours dans cette région, un couple de chrétiens australiens a été pris en otage en janvier 2016 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Ken et Jocelyn Elliot géraient une clinique à Djibo. Jocelyn a été libérée un mois plus tard, mais son mari est toujours captif. Ces enlèvements ont créé un climat d’anxiété au sein des communautés chrétiennes locales. Jusqu’à présent, les attaques menées par les combattants islamiques ne visaient que des militaires ou des fonctionnaires, mais la violence inquiète la population civile. Une région troublée


Début 2017, les extrémistes ont averti les enseignants d’abandonner la langue française pour n’enseigner que l’arabe et l’islam. 216 écoles ont été fermées, laissant plus de 24 000 enfants déscolarisés. Un chef d’établissement, plusieurs enseignants et des élèves ont été tués. Plusieurs villages ont été vidés de leurs habitants, et plus de 15 000 personnes ont fui la région.


Depuis 2015, le nord du Burkina Faso a connu 80 attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières. L’escalade de la violence islamiste sur fond de rivalités ethniques déstabilise les communautés chrétiennes (20 % de la population) dans un pays considéré traditionnellement comme un modèle de tolérance.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la libération du pasteur et de sa famille
Prions pour que Dieu fortifie la communauté chrétienne menacée
Prions afin que la paix revienne dans cette région du Burkina Faso

 

Nouvelles du 06/06/2018

Inde : 74 enfants déscolarisés après la fermeture de leur foyer
Il y a 1 jour

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La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer

Soixante-quatorze enfants défavorisés ont dû quitter leur foyer géré par des chrétiens dans l’État du Rajasthan, suite à la fermeture du bureau de la Mission Emmanuel. Un nouvel exemple de la persécution qui s’appesantit sur les chrétiens en Inde.

La scène largement diffusée sur les réseaux sociaux montre des policiers encadrant une colonne d’enfants avec leurs bagages, jusqu’au car qui les conduira ailleurs. Les parents et les éducateurs présents sont impuissants face au drame qui se joue sous leurs yeux. 74 enfants brutalement privés de scolarité et d’éducation parce que les autorités ont ordonné la fermeture, le 9 mai, de l’organisation qui gère leur foyer d’accueil. Motif : elle ne s’est pas réenregistrée auprès du comité de protection de l’enfance selon la loi de 2015. Dans les faits, chaque tentative d’enregistrement a été rejetée.
Opposition politique

«La Mission Emmanuel est connue depuis plus de dix ans pour sa qualité d’éducation et de service. Son fondateur s’est heurté à une forte opposition des principaux dirigeants politiques», a déclaré Lilian Grace, de la Commission des minorités du Rajasthan. «La Commission de protection de l'enfance a agi de manière arbitraire, sans égard à l'application régulière de la loi. De ce fait, l'activité de l’organisation s'est arrêtée sur une décision de justice, sans aucun fondement», ajoute l’avocat Dinesh Pardasani.
«Les nationalistes hindous nous diabolisent»

Alors que le nationalisme hindouiste s'intensifie en Inde, des dizaines de personnalités ont appelé à une action concertée pour faire respecter la constitution et les droits fondamentaux du pays lors d'une conférence qui marquait les quatre années de gouvernance par le Premier ministre Narendra Modi. Au sujet de la communauté chrétienne, Tehmina Arora, avocate et directrice d’un groupe de défense des droits humains, n’a pas mâché ses mots :

«Les nationalistes hindous nous diabolisent et nous attaquent. En 2017, les atrocités commises envers les chrétiens ont augmenté de 20 %. Nous n'avons pu déposer que 25 affaires pénales, contre plus de 240 faits déclarés au cours de l'année. Quand vous allez à la police, les agents coopèrent à peine et refusent souvent d'enregistrer les plaintes. La culture de l'impunité est de plus en plus répandue. On nous dit que toute personne accusée de convertir les hindous sera battue.»

Des responsables chrétiens ont réagi concrètement en publiant le 8 mai une lettre qui encourage les chrétiens indiens à jeûner et prier chaque vendredi «pour notre renouveau spirituel et celui de notre nation», en vue des élections nationales de 2019.
Sujets de prière

Remercions Dieu pour le travail effectué jusqu’ici auprès des enfants
Prions pour que Dieu protège et conduise chacun d’entre eux
Prions pour que les chrétiens tiennent ferme face à la persécution en Inde

 

Nouvelles du 30/05/2018

Égypte : «Notre Seigneur
est plus fort que leur persécution»


Sa vie a basculé il y a tout juste un an. Hanaa, une Égyptienne de 42 ans et mère de quatre enfants, témoigne de l’amour de Dieu qui lui donne la force de pardonner et d’aimer.
Mina (à gauche) et son frère Marco
Mina (à gauche) et son frère Marco
C'était il y a un an. Le 26 mai 2017, de nombreux coptes se rendaient à Minya, à 270 km au Sud du Caire, pour célébrer le jour de l'Ascension. Sur la route déserte, des combattants de l’organisation État islamique ont attaqué le bus et tué 28 chrétiens avant de se précipiter vers une camionnette qui approchait. À son bord, Ayad et ses fils, Marco (14 ans) et Mina (10 ans).


Hanaa se souvient : «Mon mari et mes deux fils étaient partis tôt. Je prenais le petit déjeuner avec mes filles quand le téléphone a sonné. C'était Marco qui appelait du téléphone de son père. Il pleurait. Il m'a dit qu'ils avaient été attaqués et que son père était dans un état critique. Aussitôt, je me suis rendue sur place avec mon neveu, mais il était trop tard. Ayad est mort pendant son transfert à l’hôpital. Des survivants de l’attaque du bus ont témoigné que les garçons ont été épargnés "pour raconter l’histoire"».


Notre foi est basée sur un Dieu d'amour
La perte de son mari a plongé Hanaa dans un profond chagrin. «Ayad était tout pour moi. C’était un homme de Dieu, et je suis fière qu'il ait défendu sa foi jusqu'à son dernier souffle. Sur mon chemin de deuil, Dieu m'a réconfortée par les nombreuses visites des responsables et des chrétiens qui se tiennent à mes côtés. Le fait d'avoir moi-même fait l'expérience de cette dure persécution n'a pas changé ma position : je prie encore pour les musulmans et je les aime. Notre Seigneur est plus fort que leur persécution. Même si nous sommes très persécutés ici en Haute-Égypte, nous aimons nos voisins musulmans. Parce que notre foi est basée un Dieu d'amour.
Si aujourd’hui Ayad pouvait dire quelque chose à ses agresseurs, je pense qu'il dirait : "Je te pardonne et je prie que Dieu te pardonne, qu’il touche ton cœur et qu’il ouvre tes yeux aveugles pour voir son chemin"», dit-elle.


Hanaa s’inquiète pour son fils Mina : «Cela a eu un impact négatif sur lui. Il a toujours peur et il ne peut pas dormir seul.» Mais elle constate que cette épreuve a fortifié son autre fils Marco : «Il a une relation forte avec Dieu et va toujours à l’église.»

Nouvelles du 23/05/2018

Sud-Soudan : 5 élèves parrainés
par Portes Ouvertes tués dans leur école


Dix chrétiens ont été assassinés la semaine dernière dans une école chrétienne du Sud-Soudan. Parmi-eux, 5 jeunes, parrainés par Portes Ouvertes.
Élections cruciales en Malaisie : les chrétiens mobilisés
Le Centre Chrétien Emmanuel au Sud-Soudan


Le 14 mai, une effroyable attaque a visé le Centre Chrétien Emmanuel situé à Goli, dans le district de Yei au Sud-Soudan. Elle a coûté la vie à trois gardiens, un élève du secondaire et quatre enfants du primaire parrainés par Portes Ouvertes, ainsi qu’à un père et son fils réfugiés dans le centre. Les agresseurs (des soldats des forces gouvernementales) ont violé la fille de 14 ans d’un membre du personnel. Les bureaux, la bibliothèque, les salles de classe de l’établissement et les maisons du personnel ont été vandalisés et pillés. Cette attaque laisse des personnes profondément traumatisées, notamment les professeurs témoins de l’assassinat de leurs élèves. Le gouverneur de la région a ordonné une enquête sur ces violences, alors que l’anarchie règne dans ce secteur disputé par l’armée gouvernementale et les forces d’opposition. Appel à la prière


Après ce drame, le directeur régional de Portes Ouvertes en Afrique a déclaré : «C’est une grande tristesse que des innocents, y compris des enfants, soient attaqués dans une institution chrétienne. Nous exprimons nos condoléances à toutes les personnes touchées par la perte en vies humaines et notre empathie la plus sincère à l’égard de la jeune fille violée, ainsi qu’aux témoins des violences et des pillages. Nous appelons les chrétiens du monde entier à prier pour le personnel du Centre et pour l’Église du Sud-Soudan.»


Un lieu de formation construit par Portes Ouvertes
Le Centre Chrétien Emmanuel a été construit en 2001 par Portes Ouvertes, en partenariat avec l’Église Évangélique du Soudan. L’établissement connu pour l’excellence de son enseignement assurait la formation théologique et la préparation de chrétiens qui se destinaient à un ministère auprès des communautés chrétiennes. Depuis la partition entre le Soudan et le Sud-Soudan en 2011, et avec elle la fin des persécutions religieuses, Portes Ouvertes a commencé à se retirer du Sud-Soudan. La propriété du Centre Chrétien Emmanuel a été cédée à l’Église locale. La guerre civile et l’insécurité grandissante avaient interrompu à plusieurs reprises les activités de l’établissement, obligeant la direction à délocaliser certaines formations dans la ville de Yei. Mais pour la plupart, les membres du personnel étaient restés sur place.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le rôle spirituel du Centre Chrétien Emmanuel
Prions pour que Dieu console chaque personne affectée par ce drame
Prions pour que l’Église soit un facteur de paix au Sud-Soudan

 

Nouvelles du 16/05/2018

Attentat en Indonésie :"Plus proches de Dieu que jamais


Ne céder ni à la peur, ni au désarroi, mais garder une foi ferme. C'est le message d'un pasteur aux chrétiens de Surabaya quelques instants après l'attaque de son église dimanche 13 mai en Indonésie.
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L’une des églises après l’attentat
Quelques heures après la tragédie survenue dimanche dernier, des partenaires de Portes Ouvertes se sont rendus sur place pour soutenir les victimes et évaluer les besoins éventuels. Ils ont rencontré le pasteur Yonathan, qui avait participé il y a quelques années à un de nos séminaires 'Tenir ferme dans la tempête'.

Alors que les premiers secours s'organisaient pour prendre en charge les victimes de l'explosion survenue à l'église de pentecôte de Surabaya en Indonésie, le pasteur Yonathan s'est empressé de rassembler les fidèles pour prier et pour les encourager.


"Certains se demandent où est Dieu, et pourquoi il ne nous a pas protégés. Même si Dieu a permis que ces choses arrivent, Il reste notre Dieu. Nous ne comprenons pas Ses voies, mais nous ne pouvons pas Le condamner ! Il est omniscient et connaît parfaitement l’avenir. Cet événement est peut-être un moyen par lequel Dieu veut nous tenir spirituellement éveillés, en prière, plus proches de Lui que jamais et préparés à la persécution des temps de la fin. Nous ne devons pas céder à la peur. Il est encore plus dangereux de s'éloigner du Seigneur. Nous devons soutenir chacun par la prière. Priez pour que tous les membres de l'église deviennent plus forts dans leur foi" , a déclaré le pasteur Yonathan.
Trois explosions dans trois églises


Ce dimanche entre 7 h 30 et 8 h, c'est un triple attentat qui a frappé trois églises de Surabaya, la capitale de la province de Java-Est. Le dernier bilan est d'au moins 18 morts et plus de 40 blessés. Dans l'église du pasteur Yonathan, Min (52 ans), un garde de sécurité, et quatre chrétiens ont été tués dont Daniel, 17 ans, qui a tenté d'empêcher la voiture du terroriste de franchir le portail de l'église : "Sans son courage, il y aurait eu plus de victimes", dit le pasteur Yonathan.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le courage de Daniel et l'attitude du pasteur Yonathan
Prions pour le rétablissement des blessés et le réconfort des familles endeuillées
Prions pour que les chrétiens de Surabaya soient des exemples de lumière et de pardon

 

 

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