Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Prions pour nos frères et soeurs persécutés                         

Nouvelles du 26/02/2020

Coronavirus: qu'en est-il de la Corée du Nord?
La Corée du Nord est-elle affectée par le coronavirus? Les chrétiens seraient parmi les plus vulnérables si une épidémie se déclenchait.
Enfants des rues en Corée du Nord
Apparu en Chine, le coronavirus est un meurtrier invisible qui s’est propagé dans différents pays. Qu'en est-il de la Corée du Nord?
Des personnes mises en quarantaine
Si dans la plupart des pays les autorités sanitaires informent la population et prennent des mesures de prévention, il n’en va pas de même dans l’opaque Corée du Nord.
Officiellement, le pays n’a confirmé aucun cas d’infection. Mais la province de Pyongyang-Nord a signalé le 7 février que cinq personnes sont mortes après avoir souffert de fortes fièvres dans des hôpitaux de Sinuiju, près de la frontière chinoise. L’État a nié que leur mort était due au coronavirus. Toutefois, le ministère nord-coréen de la santé publique laisse entendre que des personnes soupçonnées d'être infectées, avec une fièvre ou une toux, sont mises en quarantaine et traitées.
Les frontières avec la Chine sont fermées
La Corée du Nord a décidé de fermer sa frontière avec la Chine pour éviter l’épidémie. La présence militaire renforcée empêche le passage de nourriture, de médicaments, et de matières premières nécessaires au fonctionnement des usines. Les prix flambent. Le travail de Portes Ouvertes en faveur des chrétiens nord-coréens est affecté.
Si l’épidémie se confirmait en Corée du Nord, l’impact serait beaucoup plus grave qu’en Chine voisine. Sans installations sanitaires ni de médicaments en quantité suffisante, la Corée du Nord n’est pas en mesure de fournir un traitement médical d'envergure.
Un pays mal préparé
Déjà la pénurie se fait sentir. Un ancien diplomate nord-coréen a déclaré:
«Même les élites doivent rationner les médicaments lorsque des maladies contagieuses éclatent.»
De plus, le classement de la population en groupes sociaux, appelé «songbun», crée un obstacle. Les citoyens étiquetés «loyaux» (28 %), «indécis» (45 %) ou «hostiles» (27 %) ne sont pas traités à égalité dans le domaine de la santé, du travail, et même de leur alimentation. Les chrétiens, au nombre de 300.000 font partie du dernier groupe, considéré comme ennemi du régime. On estime que plusieurs dizaines de milliers sont enfermés en camps de concentration. En cas d'épidémie, ils ne peuvent espérer aucun soin.
Dans un passé récent, le choléra et le SRAS ont causé la mort de nombreuses personnes vulnérables. Timothy Cho (pseudonyme), qui a survécu et a fui son pays, se souvient:
«J’étais l’un de ces enfants des rues infectés par le choléra. J’attendais la mort, sans nourriture ni aucun soin.»
Les partenaires de Portes Ouvertes aident 60.000 chétiens nord-coréens avec de la nourriture et de l'aide de première nécessité. Ils diffusent également des programmes de radio chrétiens et gèrent des maisons de refuge à la frontière chinoise pour ceux qui peuvent s'échapper du pays. 



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour l'aide apportée à 60.000 chrétiens nord-coréens
Prions pour que les chrétiens continuent à recevoir l'aide vitale demandée
Prions pour nos partenaires qui prennent de grands risques

 

Nouvelles du 20/02/2020

Burkina Faso: prière urgente pour nos frères et sœurs


La vague d’attaques terroristes continue de déferler sur le Burkina Faso. Les chrétiens sont des cibles privilégiées. Prions instamment pour eux.
Le diacre Lankoandé Babilibilé a été abattu dans la nuit du 10 au 11 février
Menacés par tant de haine, nos frères et soeurs du Burkina Faso ne peuvent compter que sur le secours de Dieu. Et nos prières, associées aux leurs, seront un grand encouragement pour eux.
La dernière attaque a eu lieu dimanche 16 février dans le village de Pansi, en plein culte. Les assaillants ont fait irruption dans l'église protestante du village et ont tiré. Au moins 24 personnes ont été tuées dont un pasteur et 18 autres ont été blessées. Plusieurs personnes on été enlevées. C'est dire combien de familles ont vraiment besoin d'être entourées dans leur désarroi.
Les chrétiens spécifiquement visés
Le mode opératoire des extrémistes islamiques est maintenant bien connu. Par petits groupes, des hommes armés arrivent soudain à moto et se dispersent dans les rues, autour d’une église ou de la place d’un village. Ils identifient les chrétiens (port des vêtements, objets, prénom…) et les mettent à part. Certains sont abattus sur le champ, d’autres sont enlevés dans des voitures arrivées entre temps. Avant de prendre la fuite, les assaillants pillent de la nourriture et de l’eau, détruisant au passage le réseau téléphonique local. Ils peuvent ensuite facilement se cacher dans le «Parc National du W», une zone forestière protégée de près d’un million d’hectares à cheval sur le Burkina Faso, le Niger et le Bénin.
La terreur risque de s'installer durablement
Ces attaques imprévisibles et l’étendue de la région géographique ciblée créent un climat de terreur intense pour la communauté chrétienne. Notre source constate:
«Les chrétiens n’osent pas parler, craignant d'être pris pour cible. Ils demandent notre soutien dans la prière.»
Tout peut basculer soudainement, comme à Sebba, dans la nuit du 10 au 11 février. Le diacre Lankoandé Babilibilé a été abattu, puis sa voiture a été utilisée par les meurtriers pour enlever le pasteur Omar Tindano, ses deux filles, son fils et deux neveux. Les filles ont été relâchées, mais Omar, son fils et ses neveux ont été tués. Notre collaborateur fait un constat alarmant:
«Les chrétiens sont dévastés et ne savent pas comment faire face à toute cette violence.»
Nous ne pouvons pas imaginer les blessures émotionnelles de ces familles, mais nous pouvons prier. Nous ne pouvons pas décrire le traumatisme psychologique de ceux qui survivent à de telles attaques, de ceux qui se remettent difficilement de leurs blessures physiques, mais nous pouvons nous tenir à leurs côtés dans la prière.
Depuis 2018, la violence et l’insécurité ont déjà déplacé près de 600.000 personnes, et plus de 300.000 élèves sont déscolarisés. Autrefois réputé pour sa tolérance religieuse, le Burkina Faso est entré directement cette année au 28e rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2020. 



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour l’entraide des chrétiens auprès des personnes au cœur brisé
Prions pour nos frères et soeurs touchés par les attentats
Prions pour que la foi des chrétiens burkinabés reste ferme face à l'hostilité croissante

 

Nouvelles du 12/02/2020

40 chrétiens innocents libérés de prison au Pakistan


Faussement accusés de meurtre, 40 chrétiens pakistanais viennent d'être acquittés après 5 ans de prison.
Le quartier de Yohanabad, où se sont produites les émeutes de 2015
Ces 5 années passées en prison ont été un cauchemar pour ce groupe de 42 chrétiens condamnés pour meurtre au Pakistan. Deux d’entre eux sont morts en détention, faute de soins. Le 29 janvier dernier, la Haute Cour de Lahore a prononcé son verdict: acquittés! Cette liberté retrouvée marque aussi le début d’une autre conquête: celle de la reconnaissance en tant que citoyens à part entière. L'un d'eux déclare:
«Nous pensons à nos deux frères décédés en prison. Leur mort a agi comme un catalyseur, un pont de plaidoyer pour passer à l’action et à la justice. Sans eux, notre libération n’aurait pas eu lieu.»
Un long chemin pour surmonter l’injustice
En 2015, les chrétiens de Yohanabad avaient été en colère au lendemain des deux attentats suicides contre leurs églises (17 morts et 80 blessés), mettant en cause l’inaction de la police locale à protéger ces lieux de culte. Cette colère s'était répandue de façon incontrôlable, provoquant des émeutes où deux musulmans suspectés d’être impliqués dans ces attaques avaient été tués par la foule. Les médias pakistanais se sont emparés de la nouvelle et ont attisé l’animosité envers la communauté chrétienne. C’est dans ce contexte que les 42 chrétiens avaient été arrêtés et jugés pour meurtre.
Pendant leur détention, ces chrétiens ont dû conclure un accord financier avec les familles des deux victimes pour lever toute objection à leur acquittement. Selon la loi pakistanaise, c’est une étape incontournable avant de permettre à la justice de se prononcer.
En mai 2017, il est apparu que le procureur adjoint avait dit aux 40 chrétiens qu'ils seraient libérés s'ils se convertissaient à l'islam. Il a ensuite été reconnu coupable de prosélytisme et suspendu. L’affaire avait provoqué des remous dans l’appareil gouvernemental.
«Aujourd’hui, alors que nous rendons grâce à Dieu, nous ne pouvons pas oublier les réalités brutales que nous avons vécues. Le chemin vers la guérison physique, émotionnelle et spirituelle qui nous attend est long», reconnaît un chrétien libéré, «Priez pour que les bonnes personnes soient placées à nos côtés».
Vers un changement de mentalité ?
En mai 2018 déjà, le sénateur Farhatullah Babar avait soulevé l’affaire en demandant l’abandon des accusations de terrorisme contre les chrétiens arrêtés: «Il y a trois ans, deux églises ont été visées à Youhanabad, entraînant la mort de nombreux citoyens chrétiens. Les habitants de la région ont organisé des manifestations pour condamner la mort de leurs concitoyens, comme c'est leur droit. Or, ces personnes croupissent en prison!» Par la suite, la commission spéciale du Sénat pakistanais sur les droits de l'homme avait déclaré que «les accusations de terrorisme contre les chrétiens arrêtés devraient être abandonnées et qu'ils devraient être jugés par des tribunaux civils». Entre temps, l’impact médiatique autour de la libération d’Asia Bibi a certainement influencé l’attitude des autorités. Un haut fonctionnaire a même déclaré:
«Nous sommes tous prêts à mettre fin à la mentalité extrémiste et à diriger le pays vers une société tolérante et modérée.»
Un écho positif aux chrétiens pakistanais, traités comme des citoyens de seconde classe? «Nous aimerions que le gouvernement accorde aux chrétiens la place et le droit qui leur reviennent», espèrent-ils. 



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour l’acquittement et la libération de ces quarante chrétiens
Prions afin qu’ils soient aidés à se reconstruire, entourés de leurs familles respectives
Prions pour que les chrétiens soient reconnus à égalité des autres citoyens du Pakistan

 

Nouvelles du 5/02/2020

Laos: le pouvoir de la louange face à la persécution


La louange et l’adoration permettent de relever les plus grands défis. De jeunes Laotiens en ont fait l’expérience et veulent servir l’Église persécutée avec zèle.
La louange face à la persécution au Laos
Dieu nous demande de le louer en toutes circonstances. C’est ce qu'a fait toute une communauté chrétienne au Laos, alors qu’un drame venait de se produire. Ouk (pseudonyme) avait 12 ans et s’en souvient parfaitement: «J'ai vu le corps d'un chrétien étendu devant notre église. Il avait été emmené dans la forêt et tué par la police. L’homme venait de rentrer chez lui après ses études dans une école biblique en Thaïlande.» Mais bien plus que cette image forte, Ouk âgé maintenant de 26 ans retient surtout l’attitude des chrétiens à ce moment-là:


«Devant le corps sans vie de ce frère, j'ai vu comment notre église adorait Dieu sans relâche, forte dans sa foi, en continuant à louer Dieu malgré le drame.»
Le déclic, grâce à la louange
Ce fut le déclic pour Ouk, qui a alors décidé de s'engager pour Christ.
Il avait été exposé aux réalités de la persécution dès son plus jeune âge. «Je n'ai pas vu mon père avant l'âge de sept ans. Il était en prison parce qu'il avait partagé l'Évangile. Je voulais vraiment devenir un voyou pour venger mon père, mais Dieu a changé mon cœur. Il m'a dit de partager aussi l'Évangile. Dieu ne voulait pas que je sois un délinquant, mais un modèle», dit-il.


La persécution n'a pas pris fin. Aujourd’hui encore de nombreux chrétiens sont harcelés à cause de leur foi en Christ. Somphong (pseudonyme) rapporte: «Un groupe de chrétiens coréens est venu dans notre église. Ils ont prié avec nous et nous avons fait beaucoup d'activités ensemble. Mais quand nos voisins bouddhistes l'ont su, ils sont venus avec les autorités locales. Ils ont confisqué les passeports des Coréens et ils les ont arrêtés. Quand vous êtes opprimé et qu’ensuite vous jouez, la musique calme votre douleur. Elle vous donne envie d’adorer Dieu davantage.» Pern (pseudonyme), dont l'église a été fermée par le gouvernement il y a 5 ans, fait le même constat:
«J'ai remarqué que les chants de louange rendent les gens heureux et les attirent vers Dieu.»


La louange: une force de résistance
Ouk et Pern ont fait l'expérience de la difficulté à exprimer leur foi dans leurs villages. Et cela les rend encore plus zélés pour aller vers les autres et partager l'Évangile. Comme ils sont dotés d'une jolie voix ou de mains habiles pour jouer d’un instrument, ils ont bénéficié d’une formation organisée par le partenaire de Portes Ouvertes au Laos avec d’autres chrétiens dynamiques de 14 à 30 ans. Vos prières et votre soutien leur ont permis de réaliser leur rêve: développer leurs compétences en tant que conducteurs de louange. Ils sont impatients de servir l’Église à travers la musique et le chant, convaincus que la louange est une force de résistance lorsque la persécution et les difficultés menacent.
En 2020, le Laos, situé au 20e rang des pays où les chrétiens sont le plus persécutés, est un pays communiste d'Asie du Sud-Est. Le pouvoir utilise les responsables bouddhistes pour surveiller la population et notamment les 3% de chrétiens qui la composent. 



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour l’engagement et l’audace de ces jeunes musiciens chrétiens
Prions afin que Dieu les utilise pour unir et fortifier les églises du Laos
Prions pour que, malgré les difficultés, ils louent Dieu et propagent l’Évangile à travers le pays

 

Nouvelles du 21/01/2020

Égypte: «J’ai survécu par miracle!» dit une chrétienne


Comment ne pas voir la main protectrice de Dieu? Catherine a frôlé la mort de justesse quand elle a été agressée dans une rue du Caire.
En Égypte, les chrétiennes subissent une pression pour porter le voile
Catherine Ramzy Mikhail, 50 ans, parle lentement. Elle ne dort presque plus depuis le soir de l’agression, vendredi 10 janvier, dans la banlieue du Caire en Égypte. Malgré sa douleur, elle a besoin de partager son histoire.


«J’étais sortie faire des courses dans mon quartier, à Gizeh. Soudain, un homme m’a saisie par derrière. Il a mis sa main gauche sur mes yeux, a levé ma tête et m’a tranché la gorge de gauche à droite en criant: "Allah Akbar! Je vais te massacrer parce que tes cheveux sont découverts". J’ai ressenti une douleur intense au cou. J’ai réussi à me dégager et j’ai placé mon écharpe sur ma blessure. Quand je me suis retournée, l'homme se tenait juste là, me regardant d'un air menaçant.» Catherine est reconnaissante envers les gens du café voisin qui l'ont amenée à l'hôpital et envers ceux qui ont livré l'agresseur à la police.
68 points de suture et un fort traumatisme


Catherine montre des photos impressionnantes et choquantes de sa profonde blessure, qui couvre la moitié de son cou. 68 points de suture ont été nécessaires pour refermer la plaie béante. «Le chirurgien dit que la coupure a sectionné mes muscles et s’est arrêtée à quelques millimètres de ma carotide. C'est un miracle si je suis en vie», reconnaît Catherine. Désormais hors de danger, Catherine reste traumatisée. Ses filles, dont trois sont mariées, sont tellement choquées qu'elles ont peur de retourner dans la rue. Catherine avoue que son moral est très mauvais:
«Je ne peux pas oublier ce qui m'est arrivé. Je ne me sens plus en sécurité. Je me sens tellement mal. S'il vous plaît, priez pour moi!»

Un extrémiste récidiviste
L’agression a été enregistrée par une caméra située de l'autre côté de la rue. Les images montrent comment l'homme, vêtu de la robe traditionnelle souvent portée par les extrémistes, regarde la souffrance de Catherine sans fuir. En 2017, cet homme avait attaqué de la même manière une autre chrétienne, Mary Gamil, dans ce quartier. Mary Gamil a également survécu de justesse à l'attaque, mais l'extrémiste a été libéré peu après le crime car la police l'a déclaré malade mental et l'a relâché. Catherine pense que ce n'est pas son état mental qui pose question. Elle demande que justice soit faite, pour que personne ne vive ce qu’elle a subi:
«Il s’agit d’une attaque terroriste. C'est un extrémiste qui agit selon ses convictions. S'il se retrouve à nouveau dans la rue, il va répéter son crime et d'autres femmes en seront victimes.»


Ce n’est pas la première fois que des auteurs de crimes contre des chrétiens sont déclarés comme malades mentaux afin de les libérer. Sous l’influence de prédicateurs extrémistes, ils disent que tuer une personne qui ne suit pas les règles islamiques (comme le port du voile) est une victoire pour l'islam. De ce fait, les chrétiennes subissent la forte pression du code vestimentaire.
L’Égypte, qui compte environ 10% de chrétiens, occupe le 16e rang du classement 2020 des pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

Sujets de prière :

Remercions Dieu d’avoir épargné la vie de Catherine
Prions afin que Dieu guérisse sa blessure physique et son traumatisme intérieur
Prions pour que cette épreuve se transforme en puissant témoignage à la gloire de Dieu

 

Nouvelles 15/01/2020

Index 2020: les chrétiens de ces trois pays ont vraiment besoin de prières
Corée du Nord, Afghanistan, Somalie. Trois pays très différents avec un point commun: les chrétiens y vivent sous une persécution extrême. Prions pour eux en particulier.

1. Corée du Nord - 2. Afghanistan - 3. Somalie
La Corée du Nord, l'Afghanistan et la Somalie sont les pays où les chrétiens subissent les plus graves persécutions aujourd'hui.
C'est ce qu'indique l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2020 qui parait aujourd'hui. Il recense les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés en raison de leur foi.


1er rang: Corée du Nord
Nulle part au monde, la persécution des chrétiens n’est aussi brutale et impitoyable qu’en Corée du Nord, en tête de l’Index depuis 2002. Le pays est dirigé d’une poigne de fer par la famille Kim depuis 1948. Le culte de leur personnalité ne laisse pas la moindre place à une autre religion. Les 300.000 chrétiens qui y survivent doivent garder leur foi secrète, et même les parents ne peuvent pas en parler à leurs enfants tant qu’ils n’ont pas l’âge de comprendre le danger que cela implique. Le simple fait de posséder une bible peut vous envoyer en camp de travail. Malgré cela, non seulement l’Église nord-coréenne survit, mais elle est en croissance constante.


2e rang: Afghanistan
Les rares chrétiens étrangers ont quitté le pays et les chrétiens afghans sont tous issus d’un arrière-plan musulman. Ils vivent sous la menace permanente de l’extrémisme islamique, auquel s’ajoutent les rivalités ethniques, la corruption et la criminalité. Tout chrétien découvert est un déshonneur pour sa famille, qui n’hésitera pas à le faire disparaître. S’il s’agit d’un commerçant par exemple, sa boutique sera détruite. Dans un tel contexte, les quelques milliers de chrétiens afghans s’entourent du plus grand secret pour vivre leur foi. Les contacts sont rares, mais un Afghan de la communauté chrétienne, totalement clandestine, affirme:
«Nous n’avons pas peur. Nous sommes forts et pleins d’espérance. Nous savons que Jésus reviendra. C’est pour cela qu’il y a tant de souffrance et tant de persécution.»


3e rang: Somalie
Selon la Constitution, l’islam est déclaré religion d’État. Toute conversion au christianisme est donc illégale. Quitter l’islam équivaut à commettre une trahison impardonnable envers la famille et le clan. Les islamistes radicaux (shebabs) ont déclaré publiquement vouloir débarrasser le pays de tous les chrétiens. Ils s’appuient sur les clans qui structurent la société somalienne pour obtenir le moindre renseignement sur d’éventuels chrétiens afin de les éliminer sans merci et en toute impunité. En Somalie, la vie des chrétiens dépend de leur prudence. Les quelques centaines de chrétiens sont le plus souvent isolés. Rares sont ceux qui parviennent à se réunir en petits groupes pour partager leur foi et s’encourager les uns les autres.

Qu’il soit Nord-Coréen, Afghan ou Somalien, chaque chrétien qui vit dans un contexte de persécution extrême est précieux devant Dieu. Nous qui pouvons prier en toute liberté, gardons dans notre cœur en particulier nos frères et sœurs de ces nations.


Voir le classement des 50 pays >
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la présence de chrétiens dans les pays les plus hostiles
Prions afin que Dieu protège et bâtisse son Église au cœur de la persécution la plus sévère
Prions pour que l’Évangile parvienne aux autorités nord-coréennes, afghanes et somaliennes

 


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