Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Nouvelles du 18/04/2018

Turquie : le procès du pasteur Brunson suspendu
Au premier jour du procès, la justice turque a prononcé une suspension de séance. Le pasteur Brunson devra attendre trois semaines avant de répondre aux accusations d'espionnage dont il fait l'objet.
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
À l'ouverture de son procès le 16 avril, Andrew Brunson est resté ferme : « Je refuse les charges mentionnées dans l'acte d'accusation. Je n'ai jamais été impliqué dans des activités illégales. » Il s'est exprimé à la cour en langue turque, qu'il parle couramment après 23 années passées dans le pays comme pasteur d'une église protestante. Andrew Brunson, de nationalité américaine, est accusé d'avoir soutenu la tentative de coup d'État de 2016 contre le président Erdogan en s'appuyant sur deux organisations que la Turquie considère comme terroristes : le réseau FETO de l'islamiste conservateur Gülen et le PKK, parti kurde hors-la-loi.
Une famille dévastée
À la fin de la journée d'audience, le tribunal a ordonné le retour d'Andrew Brunson dans la sinistre prison surpeuplée où il avait été placé après son arrestation le 7 octobre 2016, au lieu d'être ramené à la prison dans laquelle il était détenu récemment.
Suite à cette décision, l'épouse d'Andrew, Norine, présente à l'audience, était bouleversée et a refusé de parler aux médias. « Comme vous pouvez l'imaginer, cette nouvelle est dévastatrice pour le pasteur et sa famille », dit un conseiller juridique de l'American Center for Law and Justice, un organisme qui soutient la défense du pasteur.
Arrêté en raison de sa foi
Pour Ismail Cem Halavurt, l'avocat de Brunson, les procureurs interprètent le ministère du pasteur comme une « aide aux organisations terroristes ». De plus, l'audience comprenait « des témoins à charge anonymes dont les voix et les apparences étaient déguisées ». Mais l'avocat d'Andrew Brunson affirme : « Il y a des preuves qui montrent que Brunson a été arrêté en raison de sa foi. » Andrew Brunson avait lui-même écrit en mars dernier : « Je suis en prison uniquement parce que je suis chrétien. Ma femme et mes enfants me manquent désespérément. Pourtant, c'est un honneur de souffrir pour Jésus-Christ, comme beaucoup l'ont fait avant moi. Je remercie profondément tous ceux qui, partout dans le monde, prient pour moi. »
Son procès ne reprendra pas avant le 7 mai. 
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le soutien dont bénéficie Andrew Brunson
Prions pour qu'il obtienne un procès équitable
Prions pour son épouse Norine et leurs trois enfants

 

Nouvelles du 11/04/2018

Nigéria : à Chibok, quatre ans sans leurs filles


Dans quelques jours, le 14 avril, cela fera 4 ans qu’ils n’ont pas revu leurs filles. Les parents de 112 filles de Chibok toujours en captivité au Nigéria ont besoin de prière et de soutien.
Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
L’attente, dans les larmes mais aussi l’espoir, pour cette mère de famille à Chibok
Nos partenaires sont retournés à Chibok, dans le Sud de l’État de Borno, au Nigéria. Le sinistre bâtiment de l’école secondaire pris d’assaut par Boko Haram le 14 avril 2014 est en cours de rénovation. Toutefois, l’enlèvement de 219 lycéennes a marqué les esprits, même si 107 d’entre elles ont été libérées depuis.

Comment se réjouir ?
« Je suis plus qu’heureuse. Ma fille est vivante et libre. Elle étudie maintenant », dit Mary, qui a retrouvé sa fille.
Deux des filles du pasteur Ayuba Muta ont été enlevées. « Sur le coup, je pensais ne plus jamais les revoir. Ensuite, j’ai commencé à abandonner toutes choses à Dieu. Un jour, l’une a été relâchée. L’autre est encore captive. J'espère qu’elle sera aussi libérée. »
Yakubu Nkeki Maina, le porte-parole des parents qui a également récupéré sa fille, décrit la situation : « Nous souffrons encore. Bien que certaines soient de retour, nous ne pouvons pas nous réjouir en présence de ceux dont les filles sont toujours portées disparues. Ce serait une provocation. Nous devons porter la croix ensemble, garder la foi et l'espoir jusqu’à ce que toutes soient revenues. »
Soutenus et encouragés
Grâce à votre soutien pendant ces quatre années, les partenaires de Portes Ouvertes ont apporté aux parents de Chibok un suivi post-traumatique, une aide financière (médicaments et nourriture) et des lettres d’encouragement. « Dieu s’est servi de vous. Nous l’avons vu répondre à vos prières », dit Yakubu.
Réconforter les autres
Dernièrement, les parents de Chibok ont parcouru plus de 300 km pour rendre visite aux parents en détresse des 110 filles de Dapchi, un village de l'État de Yobe, enlevées en février par Boko Haram. « Nous voulions les écouter et partager avec eux notre expérience de gestion de vie. » Les espoirs des parents Dapchi se sont réalisés le 21 mars 2018 lorsque Boko Haram a relâché leurs filles. Une seule, Leah Sherubu, n'a pas été libérée, probablement parce qu'elle a refusé de se convertir à l'islam.
Les parents de Chibok encore accablés par l’épreuve demandent aux chrétiens du monde entier de se rallier à eux par la prière.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour les filles réunies à leurs parents
Prions pour celles qui restent captives
Prions pour que leurs parents gardent espoir avec foi

 

Nouvelles du 04/04/2018



Le chrétien algérien Slimane Bouhafs a enfin pu rejoindre sa famille après une période de détention très éprouvante.
Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
Slimane Bouhafs
« Enfin, mon père nous a été rendu… », a écrit la fille de Slimane Bouhafs sur Facebook durant les fêtes de Pâques. Il a pu rejoindre sa famille le dimanche 1er avril 2018.
Slimane, 51 ans, a été arrêté le 31 juillet 2016 pour « insulte envers l’islam et son prophète » après un post sur Facebook. Condamné à 5 ans de prison, sa peine avait été réduite à 3 ans en septembre 2016 et à nouveau le 4 juillet 2017, à la faveur d’une grâce présidentielle.
Slimane avait entamé une grève de la faim malgré une santé déjà précaire. En raison de sa foi, il avait été agressé à plusieurs reprises par ses codétenus.

Importance du soutien fraternel

« Je suis rempli de joie d’être réuni à ma famille, qui a énormément souffert » a témoigné Slimane Bouhafs au journal algérien El-Watan. Il ajoute : « J’ai subi une terrible injustice, [...] si j’ai pu tenir c’est grâce aux lettres de soutien qui me sont parvenues du monde entier ». La libération de Slimane Bouhafs est une grande joie pour les communautés chrétiennes algérienne et internationale qui se sont mobilisées dans la prière avec persévérance et foi.
Inde : des chrétiens obtiennent gain de cause
Le Vendredi Saint est rétabli au Meghalaya, un état à majorité chrétienne du Nord-Est de l’Inde, suite à des protestations généralisées.
Une circulaire datée du 24 mars avait décrété que le Vendredi Saint serait une journée ordinaire. « Pourquoi les chrétiens seraient-ils privés de la liberté religieuse que garantit la Constitution ? » s’offusque Basaiawmoit, ancien vice-président du Conseil national des Églises de l'Inde. Il discerne dans cette affaire une manœuvre du parti hindouiste.

Au Meghalaya, petit État de 3,2 millions d’habitants à 75 % chrétiens, les protestations ont été vives. Le 27 mars, le gouvernement reculait. Basaiawmoit prévient : « Cet épisode montre le danger que représente le BJP au pouvoir. Nous devons être en état d'alerte. » En 2017 déjà, le gouvernement fédéral dirigé par le BJP avait choisi le Vendredi Saint pour lancer la " Journée de l'Inde numérique ". Ce parti affiche sa volonté d’éradiquer les chrétiens d’ici 2021.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour ces deux bonnes nouvelles,
Prions pour que les chrétiens algériens soient respectés,
Prions pour la protection des chrétiens indiens.


 

Nouvelles du 28/03/2018

Pâques en Irak : la renaissance après la douleur


En Irak, les chrétiens de retour à Karakosh vont célébrer Pâques pour la première fois depuis 2014. Leur message d’espoir : après la souffrance vient la joie, avec une foi renouvelée.
Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
Le dimanche des Rameaux à Karakosh
En Irak, pour la première fois depuis le départ de Daech, de nombreuses familles chrétiennes se préparent à célébrer Pâques à Karakosh, dans la plaine de Ninive, où elles sont revenues récemment. Pour ces familles, Pâques prend cette année toute sa signification : la victoire sur la souffrance et la mort. Malgré les ruines visibles, la vie renaît avec une foi plus forte.

Pâques : un message pour l’humanité

« Jésus est ressuscité. Quelle espérance ! Nous voulons vivre une nouvelle vie avec lui », dit Anis, un professeur de 58 ans en qui les épreuves de la vie ont forgé patience, calme et sagesse. « Avant Daech, nous étions environ 50 000 chrétiens à Karakosh. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 25 000. Pour la plupart, nos maisons ont été gravement endommagées. Maintenant, c’est le temps de la reconstruction », dit-il. Anis se réjouit à l’approche de Pâques. « Pâques est un message lancé à l’humanité. Un message de renouveau : après la souffrance, les épreuves, les conditions difficiles, il y a la vie. C’est ce que nous attendions et ce que nous voulons célébrer à Pâques. »

« Nous avons mis notre espoir en Jésus ! »
« Roi des rois, Seigneur des seigneurs, gloire ! Alléluia ! », pouvait-on entendre chanter à pleins poumons par des milliers de chrétiens dans le centre-ville de Karakosh dimanche dernier, jour des rameaux. Les cris de joie ont remplacé l’effroi, le bruit des armes, la mort, le silence… qui avaient envahi les lieux de 2014 à 2017. L’an dernier à la même époque, plusieurs centaines de familles déplacées à Erbil étaient venues en autocar à Karakosh pour une journée seulement. Très endommagée et encore trop dangereuse, la ville était inhabitable.


Parmi la foule en liesse, Andraws (voir vidéo ci-dessus) incarne avec ses 25 ans cette volonté de revivre avec le message que les chrétiens d’Irak veulent communiquer au monde entier : « Ne perdez pas espoir. Nous avons été déplacés pendant près de trois ans et tout portait à croire que jamais nous ne serions de retour à Karakosh. Mais aujourd’hui, nous sommes ici à nouveau, à cause de Jésus, parce que nous avions mis notre espoir en lui. Oui, les chrétiens sont rentrés à Karakosh ! »

Même si les défis sont nombreux pour les chrétiens irakiens, Anis, Andraws et des milliers d’autres chrétiens d’Irak vont pouvoir célébrer Pâques en communion avec les chrétiens du monde entier, avec cette joie de vivre retrouvée qu’ils veulent nous communiquer.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le retour des chrétiens à Karakosh
Prions pour qu’ils redonnent vie à leur cité malgré tous les défis
Prions pour leur sécurité et leur témoignage dans la société irakienne

 

Nouvelles du 21/03/2018

Kazakhstan : arrêtée pour avoir téléchargé la Bible sur un smartphone


Dilobarkhon Sultanova n'imaginait pas avoir des démêlés avec la justice pour si peu. Heureusement acquittée par le tribunal, elle se pose encore des questions sur la mésaventure qu'elle vient de vivre.
Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
Au Kazakhstan, télécharger la Bible sur un smartphone comporte des risques
Tout a commencé le 11 janvier à Shymkent, une ville du Kazakhstan proche de la frontière ouzbèke. Dilobarkhon avait remarqué une autre femme, Elmira Inibekova, qui fréquentait l'église locale depuis quelques semaines seulement. « Elmira m'a donné rendez-vous près d'un café. Là, elle m'a demandé de l'aider à télécharger la Bible sur son smartphone, puis nous nous sommes quittées », se souvient Dilobarkhon.
Un coup monté ?
« Moins de deux minutes plus tard, deux policiers m'ont arrêtée, et un troisième est arrivé avec Elmira ! » Dilobarkhon a été inculpée pour « activité missionnaire illégale » et « utilisation de littérature religieuse sans agrément ». Il lui a fallu attendre le 13 mars pour être enfin acquittée, le tribunal ayant précisé que « la Bible n'est pas interdite et ne requiert pas l'agrément d'une expertise officielle. »

Une surveillance implacable

Est-ce que je suis une citoyenne suspecte du fait que je suis chrétienne ? C'est la question que se pose Dilobarkhon Sultanova et bien d'autres chrétiens du Kazakhstan, dont les activités et l'utilisation de littérature sont strictement encadrées par l'article 490 du Code Administratif. Toute « activité missionnaire » est soumise à autorisation et la littérature religieuse doit bénéficier d'un agrément favorable avant d'être utilisée. Des lois régulièrement renforcées qui placent les chrétiens sous une surveillance implacable. Et gare aux contrevenants ! Ainsi, Yklas Kabduakasov a purgé deux ans de prison pour avoir parlé de l'Évangile à des étudiants et sur le chantier où il travaillait. Yklas a été inculpé d' « incitation à la haine religieuse » à partir d'une affaire montée de toutes pièces.

Solidarité dans l'épreuve

Durant ces deux années de détention, la femme d'Yklas et leurs huit enfants étaient sans ressources. Bravant tous les risques, de nombreuses églises, des chrétiens et différentes organisations ont apporté leur aide à la famille d'Yklas. Lui-même a reçu à plusieurs reprises la visite d'un collaborateur de Portes Ouvertes qui l'a beaucoup encouragé jusqu'à sa libération le 2 octobre 2017.

Le Kazakhstan est le pays (avec le Tadjikistan) où la persécution a le plus augmenté en 2017. Il occupe cette année la 28e place dans l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens 
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour l'acquittement de Dilobarkhon Sultanova
Prions pour que les chrétiens du Kazakhstan gardent courage sous la pression
Prions pour que l'État leur accorde un véritable espace de liberté

 

Nouvelles du 14/03/2018

Irak : comme des agneaux au milieu des loups
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L’Irak est libéré de l’organisation État islamique, mais pas de la haine envers les chrétiens. Pourtant, ils espèrent participer à l’avenir de leur pays.

« Il n’y a pas de place pour nous ici. Nous sommes comme des agneaux pouvant être tués à tout moment », dit un représentant des chrétiens assyriens après le drame qui a frappé une famille chrétienne de Bagdad le 8 mars. Ce sont les voisins qui ont donné l’alerte après avoir remarqué à travers la porte restée entrouverte le corps ensanglanté du docteur Hisham Shafiq al-Maskuni, 61 ans. À leur arrivée, les policiers ont découvert les corps poignardés de sa femme dans la cuisine et celui de sa mère à l’étage. L’argent de la famille et des objets de valeur avaient disparu. Hisham et son épouse Shaza étaient médecins et travaillaient dans le même hôpital à Bagdad. Le couple chrétien et la maman âgée vivaient dans un quartier chiite de la capitale.
L’Irak sans chrétiens ? Impensable !

Crime crapuleux ou assassinat délibéré de chrétiens, ce drame intervient quelques semaines après que Samer Salah Addin, un jeune chrétien lui aussi, ait été abattu devant sa maison à Bagdad. « Ces actes font partie d’un plan pour forcer les chrétiens à quitter le pays. Dans ce contexte d’oppression et de discrimination, la communauté chrétienne est particulièrement marquée par ces drames », ajoute un chrétien qui veut rester anonyme.

Un autre responsable d’église se veut rassurant : « Restons optimistes ! Dieu a utilisé la pression de l’organisation État islamique sur nous pour attirer de nouvelles personnes. L’église locale se renforce et finalement nous assistons à l’émergence d’une nouvelle communauté. »

Dans la plaine de Ninive aussi, la persécution a ouvert une voie et a relancé la foi des chrétiens qui, malgré les dangers, ont choisi de se réinstaller « pour que l’église locale soit les mains et les pieds de Jésus ». Tout en se préparant à célébrer Pâques pour la seconde fois depuis le départ du groupe État islamique, ils sont désireux de rester pour voir le renouveau spirituel qu’ils attendent dans leur pays.

Légende photo : Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017 

Remercions Dieu pour le courage des chrétiens demeurés en Irak,
Prions pour ceux qui restent traumatisés par la persécution subie,
Prions pour que l’Église d’Irak se renforce et célèbre Pâques dans la joie.

 

 

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