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LA MORT

LA DAME SANS FAUX

Tu es venue, la mort, cette nuit de printemps.

Te rappelle-tu, il y a déjà longtemps.

Je ne t’avais pas invité.

Tu n’as pas eu peur d’entrer

 

Tu es venue, la mort, cette nuit de printemps.

Te rappelle-tu, il y a déjà longtemps.

Je ne t’avais pas invité.

Tu n’as pas eu peur d’entrer.

 

Tu étais douce et fraîche,

Amicale et accueillante.

Tu n’es pas ce que l’on prêche.

Tu es bien plus troublante.

 

Tu es venue, la mort, cette nuit de printemps.

Te rappelle-tu, il y a déjà longtemps.

Je ne t’avais pas invité.

Tu n’as pas eu peur d’entrer.

 

Tu m’as séduite, tu m’as soumise.

Je t’avais presque ouvert les bras.

Que croyais-tu la mort ?

Qu’à trente ans j’accepterais la méprise ?

 

Tu es venue, la mort, cette nuit de printemps.

Te rappelle-tu, il y a déjà longtemps.

Je ne t’avais pas invité.

Mais Dieu m’a rappelé que je savais prier

 

                                   MORINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LUMIERE DE CREPUSCULE

Zacharie 14/7

Voici ce qu'écrivait un chrétien dans son journal intime, ce qu'il avait réalisé tout au long de sa vie, alors qu'il était sur le point d'aborder l'autre rive.

"Vers le soir, alors que les ombres s'étendent, c'est alors que, pour le croyant, la lumière apparaît plus radieuse. Le crépuscule tombe, la nuit vient sous ses voiles, mais dans le coeur il y a de la clarté...

Ne crains pas, ô mon coeur, quand le soleil disparaît et que le froid pénètre la terre. Ton pèlerinage est bientôt fini. Mais là-bas, sur la colline éternelle, brillent les lumières de la maison du Père...

Peut-être ne verras-tu pas la nuit profonde. Ta foi sera changée en joie, avant que tu aies souffert. Car celui qui t'a conduit pendant la traversée du désert, vers le soir, sera lui-même ta lumière...

La courte journée terrestre est sur son déclin. L'éclat de son ciel bleu se ternit lentement. Mais, à côté de toi, marche quelqu'un dont le visage est l'immortelle lumière... Point de soir dans cette douce patrie. Aucun coucher de soleil, aux horizons empourprés. Ce n'est qu'ici-bas que nous pouvons comprendre que "vers le soir, il y aura de la lumière.

Cher pèlerin lassé, regarde en haut, laisse en bas les ombres qui s'amoncellent, quelqu'un t'appelle et te sourit. Il te dit "Monte vers la lumière".

Voici le soir, profond et silencieux. Ici-bas tu soupires, peut-être souffres-tu ? Bientôt tu vas chanter I...

J'arrive à cette étape de mon pèlerinage où le dernier fleuve s'offre à ma vue. Je sens qu'à tout instant, de jour ou de nuit, le Messager du Roi peut se présenter!... Quelle belle espérance, après une vie vécue ici-bas avec le Seigneur, quelle assurance que celle d'être avec lui, dans la lumière pour l'éternité".

Jules   DEPIERE

 

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