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Contrairement à ce
que certaines personnes affirment, Dieu n’est pas un Dieu lointain, irréaliste
et dont les ordonnances sont difficiles à appliquer.
Si nous sommes exhortés
à lire la Parole de Dieu, c’est parce qu’elle est pratique et
capable de répondre à chacun de nos besoins.
Notre siècle a vu l’homme s’entourer de beaucoup de choses
futiles et inutiles et nous en sommes arrivés à avoir la notion erronée
d’un Dieu qui souhaite une certaine forme de religiosité. C’est
oublier que Dieu est à l’origine de la création de l’homme et
qu’il aime l’homme.
Son amour sans commune mesure avec ce que nous pouvons connaître
ici-bas sur terre a été prouvé par le merveilleux don de Jésus (Jean
3/16).
Nos années de
conversion nous amènent petit à petit à oublier ce don qui est à la
base de notre relation avec Dieu.
Un des plus grands réconforts
que Dieu ait pu nous donner consiste à se souvenir de ces paroles de
l’apôtre Paul aux Philippiens (4/6) :
« Ne vous inquiétez de rien ».
Notre marche avec
Dieu nous amène à constater que dans la mesure où nous accordons notre
confiance à notre Maître, il pourvoit avec largesse à notre quotidien.
C’est une des
raisons pour laquelle Dieu a institué un « Code
de bonne conduite ».
Loin de moi la pensée de remettre en question le salut par la foi en Jésus
seul. En effet, nos bonnes œuvres ne peuvent nous sauver et toute forme
de « religion » ne peut s’appuyer sur un tel principe.
La volonté première de Dieu était de nous épargner certaines
souffrances et c’est pourquoi
Dieu a institué
certains préceptes destinés à être observés par son peuple. Sous prétexte
de modernité, on pourrait penser qu’ils sont dépassés.
Au contraire, la mise
en pratique de ces ordonnances nous assure un « certain
confort dans notre vie chrétienne. »
Il ne s’agit pas de penser
que nous échapperons ainsi aux épreuves et aux difficultés
(puisqu’elles sont voulues de Dieu) mais plutôt à être
suffisamment armé pour pouvoir les surmonter (relire
Ephésiens 6/11).
Cette longue introduction nous conduit à méditer le texte rapporté
dans le livre des Nombres au chapitre
31 et verset 22 : « L’or,
l’argent, l’airain, le fer, l’étain et le plomb, tout objet qui
peut aller au feu, vous le ferez passer par le feu pour le rendre pur. »
Ce texte, riche de sens nous
indique que tout objet ne peut passer par le feu mais certains métaux
seulement.
Ce parallèle évident
pour notre vie spirituelle nous conduit à comprendre que si toute créature
de Dieu née de nouveau est appelée à « subir l’épreuve du feu »,
il convient de ne pas oublier que chaque créature (nous sommes tous
différents) a un comportement différent face à l’épreuve.
Pour le croyant, il
en est de même. Nous sommes tous éprouvés, certes de manière diverses
mais tôt ou tard notre route nous conduit à traverser les flammes de la
difficulté. Notre nature nous amène à des comportements divers mais la
volonté de Dieu est de nous purifier à l’image de ces matériaux
soumis à l’épreuve du feu.
Aujourd’hui, sous prétexte de liberté, la créature humaine
n’aime pas recevoir des ordres et pour éviter de « froisser »,
il est vivement conseillé de suggérer plutôt que d’ordonner.
A force de vouloir éviter de froisser les gens et par manque de
directives, nous recueillons aujourd’hui une société permissive où « notre
liberté s’arrête là où commence celle de l’autre ».
Par ailleurs et paradoxalement l’homme se plaint de ne pas être dirigé.
Notre Dieu et Père veut être le bon berger, souhaite nous conduire
dans de verts pâturages et nous accorder ses bénédictions. C’est
pourquoi, celui qui se soumet à ses prescriptions trouve la joie et le
bonheur.
Dieu souhaite la proximité de sa créature et veut pleinement répondre
à ses besoins.
Certains d’entre
nous, avons repris à Dieu ce que nous avions donné le jour de notre
conversion. Petit à petit, le Maître par excellence est rejeté. On peut
jouir de la bénédiction divine mais Dieu désire une vie riche et
abondante qui porte du fruit dans une entière soumission au Père céleste.
Le moyen utilisé ici consiste à nous faire passer par le feu car
Dieu veut nous purifier. C’est l’une des fonctions du Saint Esprit –
purifier toute créature de la souillure produite par le péché. Cette
action profonde dans notre vie est bénéfique et comme le feu a le
pouvoir de faire « surnager les scories » de
l’acier dans le processus de la fusion, la vie de l’Esprit, toute
aussi puissante, agit en profondeur et nous purifie de toute impureté.
Si nous passons par
l’épreuve, reconnaissons la main de Dieu et notre capacité d’être
éprouvé à un tel degré.
Même si nos
difficultés n’ont rien à envier à celles des compagnons de Daniel au
milieu de la fournaise ardente ou à celles de Job, ne trouvons pas étrange
d’être éprouvé (1 Pierre 4/12).
Une autre caractéristique de l’épreuve par le feu est celle de
pouvoir rendre malléable le matériau éprouvé. Lorsque nous sommes
affaiblis, c’est alors que
Dieu peut agir à sa guise car nous ne comptons plus sur nos
propres forces pour nous en sortir. Cette liberté lui permet de nous façonner
afin de faire de nous des vases « utiles entre ses mains ».
D’un objet vil, Dieu en fait une valeur sûre. La Parole de Dieu nous
rapporte bien des circonstances où ces instruments ont été utilisé
(vase de la veuve, sacrifice de Marie, … : Marc
14/3).
La fournaise ardente ne doit pas nous effrayer car Dieu est
capable de nous en délivrer comme il l’a fait pour les compagnons de
Daniel et mettre ainsi Sa gloire en valeur.
Par contre, il semble préférable de craindre cette fournaise
ardente décrite par Matthieu 13/50 et qui
aura pour objet de séparer les méchants et les justes car ce feu sera générateur
de pleurs et de grincements de dents.
Le feu de l’épreuve
aura sa fin temporelle, le soleil de Dieu brillera à nouveau et les rayons
de son amour viendront réchauffer votre cœur.
Robert GUERRERO
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